Groupement international des Secrétaires Généraux des Universités Francophones
Vol.2 No.2 Décembre 2009

 

Dans ce numéro :
Mot du président
Colloque 2010 au Cameroun
Retraite de Michel Quimper
Nouvelles des SG
SG en vedette : Stéphane Berthet
Nouvelle de l'AUF
Événements à venir

Mot du président

Chères et chers collègues,

A la fin août, notre collègue Michel Quimper a terminé son mandat de président du GISGUF et le conseil d'administration m'a confié l'honneur de lui succéder et je le remercie pour sa confiance.

Ainsi, par ce premier message que je vous adresse en tant que président, je voudrais saisir l'opportunité qui m'est donnée pour rendre hommage à Michel Quimper pour son engagement sans faille au service du développement et du rayonnement du GISGUF. À ces remerciements, j'associe également Mme Nicole Michaud sa secrétaire qui l'a épaulé tout au long de son mandat de président. Nous leur devons d'avoir pu naviguer sans encombre tout au long de ces années. Nous souhaitons à Michel Quimper, qui a pris sa retraite de l'Université du Québec, une retraite pleine de bonheur et de projets passionnants.

Quant au GISGUF, les défis ne manquent pas pour l'avenir si nous voulons poursuivre la dynamique engagée par Michel Quimper. Notre avenir tient essentiellement au développement de notre capacité à répondre aux besoins de notre communauté par tous les moyens dont nous disposons.

Aujourd'hui, notre réseau regroupe des universités de 35 pays répartis sur quatre continents avec comme objectif de faciliter et de développer les échanges entre les secrétaires généraux ou administrateurs des universités francophones. Ces objectifs sont ciblés, en particulier sur l'évolution des politiques universitaires et les missions dévolues aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Cela se traduit notamment par des actions telles que:
- la mise en commun des compétences des secrétaires généraux des universités adhérentes,
- la mise en oeuvre de diverses formations,
- l'organisation de colloques thématiques tous les deux ans.

Ces actions s'inscrivent également, sans que cela soit exclusif, dans les quatre missions stratégiques de l'AUF dont le GISGUF est un membre associé:
1. Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique;
2. Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'homme;
3. Appuyer l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la recherche;
4. Développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

Ces dernières années, beaucoup d'efforts ont été réalisés, notamment sous la présidence de Michel Quimper, pour développer le GISGUF et accroître le nombre de ses membres et son rayonnement dans la francophonie. Actuellement, notre colloque biennal demeure notre activité majeure et constitue le point de rencontre qui permet à la fois de renforcer le réseau, d'établir des partenariats entre universités et d'échanger sur des problématiques qui nous concernent toutes et tous dans l'exercice de notre fonction. À ce colloque, s'ajoutent les séminaires de formation offerts notamment aux collègues des pays du Sud sur des sujets de leur choix.

Le GISGUF de demain
Après plus de 30 ans d'existence, il paraît opportun pour le GISGUF de faire un bilan, de nous poser quelques questions au sujet du devenir de notre groupement.

Est-ce que les missions du GISGUF sont bien ciblées sur des objectifs clairs? Est-ce que les thèmes de nos colloques servent les préoccupations des membres du GISGUF? Est-ce que les échanges entre membres du GISGUF sont suffisants? Quel rôle doit avoir le GISGUF, notamment dans le contexte de l'AUF sans que cela soit exclusif? Que pouvons nous amener sur la scène internationale dans le contexte d'un espace de l'éducation supérieure devenu mondial? Quelle est la particularité de notre réseau par rapport à d'autres réseaux universitaires? Est-ce que le statut de membre et le mode de participation au GISGUF sont satisfaisants pour une gestion efficace du réseau?

Autant de questions que nous devons nous poser, car un tel réseau ne peut gagner de l'importance que s'il se fixe des objectifs précis et réalistes avec des actions qui répondent à une demande et, bien évidemment, que s'il se donne les moyens de gérer et développer ses projets. Fin 2008, pour faciliter la communication deux initiatives ont été lancées, l'une consistant à mettre à niveau notre site internet pour le rendre vivant et l'autre étant la diffusion d'un bulletin d'information ouvert à tous les membres. Mais est-ce suffisant?

Aujourd'hui, nous devons saisir toutes les opportunités possibles pour développer nos actions dans des politiques plus globales, notamment sur le volet du dialogue Nord-Sud. Dans ce contexte, il y a par exemple l'Institut panafricain de gouvernance universitaire fruit d'un partenariat entre l'AUF et l'Association of Commonwealth Universities (ACU). Cet institut, nouvellement créé, place le dialogue Nord-Sud dans une dimension plus continentale avec des activités autour de la gouvernance universitaire, de la formation, de l'échange de bonnes pratiques, d'expertises, d'audits et d'évaluations institutionnelles.

Nos séminaires de formation et nos colloques peuvent y trouver parfaitement leur place. De plus, le réseau que nous constituons dans le monde de la francophonie, sur plusieurs continents et relativement facile à activer, doit nous permettre de mobiliser des expériences et des expertises en matière de politiques universitaires utiles pour toute une série d'actions.

Notre bulletin d'information doit également être un vecteur d'échanges, non exclusif, pour toutes celles et ceux qui souhaitent partager des expériences ou qui sont à la recherche de solutions pour des problèmes qui les préoccupent dans leur institution.

Le GISGUF peut être une passerelle entre nos divers pays et nos continents, Europe, Afrique, Amérique et Asie. Nous avons à disposition une richesse de cultures et d'expérience diverses remarquables que nous pouvons et devons exploiter au profit de nos institutions et du développement de l'enseignement supérieur et d'une société du savoir bien équilibré.

Je vous souhaite à toutes et à tous, ainsi qu'à vos proches, d'excellentes fêtes de fin d'année et une bonne et heureuse année 2010.

Stéphane Berthet, président du GISGUF

Colloque 2010 à Yaoundé au Cameroun

Comme vous le savez sans doute, en novembre 2008, la crise économique et financière à laquelle s'ajoutait une situation politique délicate due à l'incertitude autour des dates des élections présidentielles en Côte d'Ivoire avaient contraint le Conseil d'administration du GISGUF à reporter le colloque prévu en 2009 à Abidjan. Tout avait été mis en ouvre pour que ce colloque puisse dès lors se dérouler fin avril 2010 à Abidjan. Mais le développement politique récent en Côte d'Ivoire autour du processus électoral, voyant les élections à nouveau reporté, nous contraint aujourd'hui à devoir renoncer définitivement à ce colloque à Abidjan.

Aujourd'hui, nous mettons en ouvre tous les efforts nécessaires pour que nous puissions le transférer à Yaoundé au Cameroun dans le cadre du tout nouvel Institut panafricain de gouvernance universitaire créé en juillet dernier par l'AUF et l'Association of Commonwealth Universities (ACU).

L'objectif de l'AUF et de l'ACU est de coordonner leurs actions au niveau du continent. Cet institut va développer des actions et des services qui relèvent principalement des domaines suivants :
- gouvernance institutionnelle,
- gouvernance académique et de recherche,
- gouvernance financière et administrative,
- gouvernance sociale,
- gouvernance informationnelle (TIC...).

Nous sommes donc, le GISGUF, dans la ligne de ces thématiques. Cela représente pour le GISGUF une opportunité extrêmement intéressante de développement en s'ouvrant sur une scène plus continentale et coordonnée du dialogue Nord-Sud. Le thème du colloque «L'université en réseau et les nouveaux enjeux de la gestion de l'enseignement supérieur et de la recherche» trouve dans ce contexte une pertinence tout à fait d'actualité.

Dans les premières semaines de 2010, nous espérons vous envoyer des informations très concrètes sur ce colloque. La période visée est celle de fin avril et le coût d'inscription ne sera pas supérieur à 1200 Euros pour les membres et 600 Euros pour les accompagnants.

Retraite de Michel Quimper

M. Michel Quimper a été secrétaire général de l'Université du Québec (Canada) pendant près de 15 ans, de 1995 à 2009. Titulaire d'une maîtrise en relations industrielles, il est membre du Barreau du Québec depuis 1984. Il a acquis une expérience diversifiée en gestion des ressources humaines et en relations du travail. Il a été chargé de cours dans sa région natale, à l'Université du Québec à Rimouski, et a agi comme conseiller ou porte-parole à plusieurs tables de négociation des différentes catégories de personnel dans le réseau de l'Université du Québec. Il a occupé, de 1985 à 1995, le poste de directeur du Service des relations du travail et de la rémunération à l'Université du Québec. En juin 1995, il a été nommé secrétaire général et directeur des affaires juridiques.

Michel Quimper a co-écrit le livre Les relations de travail au Québec, paru en 2000 et encore utilisé aujourd'hui dans la formation des conseillers en relations industrielles.

M. Quimper a été président du GISGUF d'avril 2005 à août 2009. Il a pris officiellement sa retraite de l'Université du Québec le 1er septembre 2009. Nous lui souhaitons un retraite active et heureuse!

Nouvelles des SG

M. André G. Roy a été nommé secrétaire général de l'Université du Québec. Membre du Barreau du Québec depuis 1982, M. Roy est titulaire d'une maîtrise en relations industrielles. Il compte plus de 10 ans d'expérience dans des postes de cadre au sein du réseau de l'Université du Québec. Il a notamment été vice-recteur aux ressources humaines et affaires juridiques et secrétaire général de l'Université du Québec à Trois-Rivières de 2005 à 2007.


M. Pierre Colliot a été nommé secrétaire général adjoint à la recherche, aux études doctorales et à la valorisation et responsable de la division de la recherche et des études doctorales à l'Université Paris Descartes. Il était secrétaire général de l'Observatoire de Paris depuis 2007.

SG en vedette : Stéphane Berthet

Né à Genève le 29 juillet 1960, M. Stéphane Berthet, nouveau président du GISGUF, a obtenu son titre de docteur ès sciences en astronomie et astrophysique à l'Université de Genève en 1991.

De 1992 à 2001, il occupe la fonction d'adjoint scientifique au sein de l'Office fédéral de l'éducation et de la science à Berne. En tant que représentant du gouvernement suisse auprès de différentes organisations européennes de recherche, telles que l'Agence spatiale européenne (ESA), l'Observatoire astronomique européen dans l'hémisphère sud (ESO) ou encore Euratom (le programme de fusion thermonucléaire européen), il coordonne la participation suisse à ces organisations tant du point de vue scientifique, industriel qu'administratif. Dès 1998, il devient chef de la délégation suisse à l'ESO. Ses champs de compétence sont alors l'astronomie, le domaine spatial et la fusion thermonucléaire. En 2001, afin de concentrer ses activités sur le secteur spatial, il rejoint le Bureau des affaires spatiales et en devient le vice-directeur. De 2002 à 2003, il préside le Conseil du programme Aurora d'exploration du système solaire de l'ESA.

En mai 2003, il quitte Berne pour devenir secrétaire général de l'Université de Genève. Depuis 2004, parallèlement à sa fonction de secrétaire général, il est membre de la Commission fédérale des affaires spatiales (CFAS, organe consultatif du Conseil fédéral Suisse en matière de politique spatiale composé de 17 experts). Dans le contexte de cette commission fédérale, il préside le groupe de réflexion stratégique en matière de politique spatiale et vice-préside le comité qui évalue les requêtes des chercheurs suisses en matière de développement d'instruments scientifiques spatiaux.

Nouvelle de l'AUF

Rencontre internationale sur les stratégies de formation et de qualification en gestion et direction universitaire
L'Institut de gestion et de leadership universitaires (IGLU) de l'Organisation Universitaire Interaméricaine (OUI), et l'Association Internationale des Universités (IAU) ont constitué une alliance stratégique afin de créer des espaces de rencontre entre les acteurs-clés du développement de la formation et de la qualification des dirigeants de l'éducation supérieure.

L'AUF était invitée à présenter une conférence. Sur le thème «Défis mondiaux, régionaux, locaux de la gouvernance universitaire», Patrick Chardenet, directeur délégué du programme «Langue française, diversité culturelle et linguistique» a rappelé l'engagement de l'organisation dans la recherche sur la gouvernance et la formation des cadres universitaires à travers l'Institut panafricain de la gouvernance universitaire.
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Événements à venir

2010
  • Réunion du CA du GISGUF
    Février, Paris, France
  • Séminaire sur le calcul du coût des formations - Réforme LMD
    Avril, Yaoundé, Cameroun
  • 17e colloque du GISGUF
    Avril, Yaoundé, Cameroun

Groupement international des Secrétaires généraux des Universités Francophones
www.gisguf.org

Production : École de technologie supérieure, Montréal, Canada